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Cette nuit le ciel revêt une robe
Que l’homme silencieux aime scruter
Et si toutefois son regard se dérobe
Ce n’est que pour admirer le regard
De celle qui la fait briller.

Œillade ostensible, accolade impossible
Rendent ce corps et ce décor si désirables
Les yeux naviguent dans les terres arables
Dansent au rythme des vagues, inconsolables
Pour venir se noyer dans le ciel, indélébile.

Et alors que le crépuscule souffle lentement,
L’éther se sépare de sa robe du soir
La dépose telle une couverture en diamant,
Sur l’amant, qui, allongé sagement,
S’est pétrifié dans les vestiges du temps.

Maintenant nue, l’aube dévoile ce corps
Qui s’arque doucement pour balayer de lumière
Pour récompenser d’un baiser les nombreuses prières
De celui qui, dehors, a côtoyé la mort,

De celui qui, maintenant, rigole de son sort.

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